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Finance

Le marché du logement en difficulté depuis la réduction des aides à l’accession

Les récentes réformes des aides publiques qui donnaient plus de liberté et de moyens aux particuliers à l’accès à la propriété impactent forcément le secteur de l’immobilier. Les répercussions affectent essentiellement les logements neufs puisque les constructeurs et les professionnels de l’aménagement immobilier se retrouvent en difficulté à cause de la baisse des commandes. Ces cibles directes demandent ainsi la reprise des différents dispositifs pour renflouer leurs chiffres d’affaires et faire fleurir une nouvelle fois leur activité.

Des ventes et des projets de construction qui se font rares

La baisse des ventes et de la construction de nouveau logement sont exprimées lors du bilan effectué par les organismes spécialisés pour 2018. Le bilan est lourd, à savoir une suspension ou annulation d’un peu plus de 30 000 projets de construction sur cette année pour n’aboutir qu’à 115 000 maisons construites sur ce même exercice. Les ventes sont logiquement à la baisse de par cette situation. Elles enregistrent une régression globale de -15 % alors que les constructions sont déjà moindres. La LCA-FFB est l’auteur de cette publication.

Ces chiffres ont aussi pour cause les changements appliqués au PTZ pour ne plus qu’être réservé qu’aux zones B2 et C. Les conséquences du recentrage de cette aide sont ainsi palpables. En effet, le financement se fait de plus en plus rare comptant moins des 25 % du taux de participation habituel quant à la contraction de prêts sur l’année. Le marché de l’immobilier accuse ainsi un grand ralentissement avec la réduction des aires à l’accession que l’État est en train de véhiculer. Il subit l’abstinence des acteurs qui devrait investir. Malgré tout ça, les français le taux d’obtention de crédit ou de rachat de crédit chez les français est en hausse. En effet et durant ces derniers décennies les français utilisent une simulation de rachat de credit immobilier pour leurs aider dans leurs choix.

De nouvelles dispositions lentes à se mettre en place

La disparition de l’APL Accession rentre aussi dans les critères qui favorisent le ralentissement du marché de l’immobilier, surtout dans le neuf. Une faible participation des primo-accédants est identifiée, ces acteurs qui sont les plus à être intéressés par ces types de constructions alors que le financement n’arrive pas à se mettre à hauteur des valeurs des biens.

L’État entend les lamentations des acteurs immobiliers et a récemment lancé des dispositifs en remplacement de ceux qui ont été abandonnés. Toutefois, ces nouvelles lois tendent à prendre du temps à se mettre en place ou ne se font ressentir qu’après une intégration optimale, à l’image de l’ÉLAN. Promulguée en novembre dernier, cette loi, de par son principe, ne pourra être avantageuse qu’après des années d’exécution. Par ailleurs, la récente annonce de l’État quant aux aides apportées sur les rénovations des habitations en centre-ville s’avère être la plus intéressante. Toutefois, les investisseurs se voient dans l’incapacité de profiter pleinement de ce dispositif puisque leur participation est largement limitée.

Si l’État œuvre pour redresser la situation immobilière, la LCA-FFB renforce les mesures en proposant au gouvernement la poursuite du PTZ au-delà du délai déjà annoncé. Par ailleurs, une demande de rétablissement de l’APL Accession est aussi recommandée par cet organisme. En effet, les aides permettent de rassurer les investisseurs à franchir le pas, d’autant plus qu’elles combleront les hausses attendues des taux de prêts pour l’exercice suivant de 2019. La LCA-FFB n’a pas aussi manqué de jeter un mot la réintégration des fenêtres parmi les éléments éligibles au crédit d’impôt.

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